Précâblage VDI, baies, rocade optique, PoE, recette : les articles que l'on voit manquer le plus souvent dans les dossiers de consultation marocains, et ceux qui décident si les offres seront comparables.
Réponse rapide
Le lot courant faible regroupe le précâblage VDI, les baies, la rocade optique, la vidéosurveillance, le contrôle d'accès et la détection incendie. Un CCTP exploitable doit préciser la catégorie et l'écran du câble, la limite des 90 m par lien, un bilan de puissance PoE, la recette au certificateur comme condition de réception, et une réserve de 30 % en baie.
Le lot courant faible est celui qui décide, plus que tout autre, si un bâtiment neuf sera exploitable dix ans ou s'il faudra le reprendre au bout de trois. C'est aussi celui que les dossiers de consultation marocains décrivent le plus mal — souvent en trois lignes et un « Cat6 minimum » qui n'engage personne.
Voici ce qu'il doit contenir, du point de vue de l'entreprise qui va poser.
Courant faible ou courant fort : la frontière
Le courant fort transporte de la puissance : distribution électrique, éclairage, force motrice. Le courant faible transporte de l'information.
Le lot courant faible regroupe donc :
- le précâblage informatique VDI — chemins de câbles, tirage, prises RJ45, brassage ;
- les baies et sous-répartiteurs ;
- la rocade fibre optique entre répartiteurs ;
- la vidéosurveillance, le contrôle d'accès, la détection incendie ;
- la sonorisation, parfois la GTB.
Le point de friction le plus fréquent est la limite avec le lot électricité : qui amène le 230 V protégé en attente dans la baie ? Si le CCTP ne le dit pas, personne ne le chiffre, et le sujet réapparaît la semaine de la mise en service.
Les cinq articles que l'on voit manquer
1. La catégorie ET le type d'écran du câble
« Cat6 minimum » ne veut rien dire. Un câble U/UTP et un câble S/FTP de même catégorie n'ont ni le même prix, ni le même comportement en environnement perturbé, ni la même mise en œuvre — le blindé impose une reprise de masse continue jusqu'à la baie.
Écrivez la référence complète : Cat6A S/FTP, gaine LSZH sans halogène, conforme ISO/IEC 11801, EN 50173-1 et TIA-568.2-D.
2. La limite des 90 mètres
Le lien permanent est limité à 90 m. Au-delà, il faut un sous-répartiteur intermédiaire — donc un local, une baie, une alimentation et une rocade.
Un CCTP qui ne pose pas la question laisse l'entreprise découvrir le problème au relevé, et le résoudre en avenant. Sur un plateau profond ou un bâtiment long, c'est le poste qui dérape.
3. Le bilan de puissance PoE
Les commutateurs alimentent aujourd'hui les bornes Wi-Fi, les caméras, les lecteurs de contrôle d'accès et la téléphonie IP. Demander « des switchs PoE » sans budget de puissance revient à accepter n'importe quoi.
Exigez un bilan poste par poste : nombre de terminaux, classe PoE de chacun, puissance totale, réserve. C'est une demi-page, et elle écarte les offres sous-dimensionnées.
4. La recette au certificateur comme condition de réception
C'est l'article le plus rentable du CCTP, et le plus souvent absent.
Écrivez que la réception n'est pas prononcée sans le rapport de mesures lien par lien : schéma de câblage, longueur, affaiblissement, paradiaphonie, rapport signal/bruit, remis au format natif de l'appareil et en PDF. Sur les brins optiques, mesures OTDR bidirectionnelles.
Sans cette clause, rien ne distingue un câblage posé dans les règles d'un câblage qui passera les premiers mois puis tombera dès que le trafic montera.
5. La réserve
Une baie remplie à 100 % le jour de la réception est une baie à remplacer au premier ajout. Imposez 30 % d'unités libres en baie et 50 % de brins optiques non utilisés en rocade. C'est marginal à la construction, très coûteux après.
Le moment compte autant que le contenu
Le précâblage se pose avant les cloisons et les faux plafonds. En structure ouverte, on tire droit, sans saignée ni reprise de finition. Après travaux, il faut ouvrir, reboucher, repeindre.
Sur un chantier neuf, l'écart entre les deux se situe couramment entre 20 et 40 % du poste. C'est un arbitrage de planning, pas de budget : le CCTP doit caler l'intervention au bon moment du phasage.
Ce que FTM peut faire de votre dossier
FTM répond sur le lot courant faible complet ou sur le seul sous-ensemble VDI selon le découpage du marché, et remet dans les deux cas un bordereau détaillé au lien RJ45 posé et certifié.
Envoyez votre descriptif ou vos plans : nous signalons en retour les articles qui rendraient les offres non comparables. Réponse sous 24 h ouvrées.
Questions fréquentes
Quelle différence entre courant fort et courant faible ?+
Le courant fort transporte de la puissance (distribution électrique, éclairage, force motrice), le courant faible transporte de l'information (précâblage VDI, vidéosurveillance, contrôle d'accès, détection incendie, sonorisation, GTB).
Pourquoi imposer Cat6A S/FTP plutôt que Cat6 minimum ?+
Parce que U/UTP et S/FTP de même catégorie n'ont ni le même prix, ni le même comportement en environnement perturbé, ni la même mise en œuvre — le blindé impose une reprise de masse continue jusqu'à la baie. Une mention vague rend les offres non comparables.
Que se passe-t-il au-delà de 90 mètres ?+
Le lien permanent est limité à 90 m. Au-delà il faut créer un sous-répartiteur intermédiaire, donc un local, une baie, une alimentation et une rocade optique — un poste qui doit figurer au CCTP sous peine d'avenant.
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